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  • : Patrick Morvan - Professeur à l'Université Panthéon-Assas / Droit social, droit pénal, théorie générale du droit
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  • : Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris 2) - Spécialiste de droit social, théorie générale du droit, droit pénal de l'entreprise
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Le site du Professeur Patrick MORVAN (patrick.morvan@yahoo.fr

- Liste de mes PUBLICATIONS (thèse téléchargeable en version intégrale, références de mes livres, articles et notes de jurisprudence). Je peux adresser certaines d'entre elles par e-mail aux personnes qui me le demanderont à l'adresse ci-dessus

- Articles sur la vie du droit

- Plans de cours, Fiches de TD, Annales, etc. 

Samedi 21 avril 2007

  

ELOGE DU "CNE" et DU "CPE"

La nécessité d’instituer un contrat de travail à durée indéterminée obéissant à des règles de rupture dérogatoires, de type CNE ou CPE, ressort de plusieurs constats.

Intolérable réalité. - Au mois de mai 2006, selon les statistiques provisoires publiées par l’Unedic, 2 320 000 chômeurs étaient indemnisés et 1 562 424 non indemnisés. Au total, la France recense 3 882 424 chômeurs soit 24 % de la population active salariée (légèrement supérieure à 16 millions de travailleurs). Le passage au début de l’année 2005  en dessous de la barre des 10 %, dont les pouvoirs publics se targuent, ne reflète que la « catégorie 1 » de demandeurs d’emploi indemnisés, soit la partie émergée de la réalité. Quand bien même adopterait-on ce mode de calcul opportunément restrictif, il concède que le taux de chômage des jeunes est de 23 % et de 39 % pour ceux dépourvus de qualification, soit le taux d’un pays sous-développé. À la sortie de leurs études, les jeunes attendent de 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable : ce n’est qu’à l’âge moyen de 33 ans qu’ils rejoignent le taux normal de CDI dans la population active. Dans la France du XXIe siècle, le Christ aurait été chômeur.

D’actifs contestataires (généralement fonctionnaires ou autres titulaires de sinécures, pas toujours en activité dans le service public, voire pas en activité du tout en ce qui concerne certains corps de hauts fonctionnaires), politiciens et syndicalistes se satisfont sereinement d’un taux record de chômage. L’on revendique un partage des richesses mais point du travail, une stricte égalité des droits sociaux à l’exclusion de celui, pour les chômeurs, de (re)trouver un emploi. Parmi les chômeurs, « jeunes » et « seniors » occupent le rang le plus subalterne, lie d’une économie qui se prétend sociale et solidaire.

La situation n’est pas seulement intolérable économiquement et moralement. L’échec de la lutte contre le chômage met aussi en péril la démocratie dès lors que la population en vient à manifester sa légitime indignation – selon la règle du jeu démocratique, précisément – par un violent rejet des partis politiques traditionnels. Les leçons de l’Histoire éclairent l’issue de cette pente fatale. L’élection présidentielle de 2007 offrira une caisse de résonance à une réplique du séisme qui a secoué la France le 21 avril 2002. Les instituts de sondages et hiérarques politiques démentent dès à présent ce sombre pronostic, ce qui, compte tenu de leur clairvoyance antérieure, en confirme la probabilité.

Tout a échoué dans la lutte contre le fléau du chômage qui insinue une frustration considérable, singulièrement dans la jeune génération. C’est dire que rien n’a été tenté avec l’inventivité et le courage politique nécessaires.

Droit à l’emploi versus droit du travail. - L’homo politicus est contraint de réagir. L’homo juridicus doit l’exhorter à mettre un terme aux hypocrisies législatives.

Le droit du travail n’est, en France, que faussement protecteur et foncièrement inégalitaire. Alors que, en 2005, 78 % des embauches ont eu lieu sous la forme de contrats de travail à durée déterminée (dont 35 % de moins de un mois), le droit du travail s’enorgueillit de lutter principalement contre la rupture du contrat à durée indéterminée, de préférence dans les grandes entreprises ou dans les groupes de sociétés. Pire, les droits (emploi, revenus, participation) des salariés monopolisent la sollicitude du législateur qui n’attache qu’une importance secondaire au droit de tout demandeur de retrouver un emploi. Sa devise pourrait être : punir le congédiement du travailleur plutôt que d’encourager le recrutement du demandeur d’emploi. Par nature, ce dernier ne suscite d’ailleurs qu’un faible intérêt de la part des syndicats, représentatifs des seuls actifs, leur électorat potentiel qui se concentre dans les grandes entreprises et le secteur public.

Qui se soucie encore de l’intérêt général ? La défense d’intérêts privés sinon personnels tend également à devenir la boussole des initiatives émanant des hauts fonctionnaires (plus avides que jamais de responsabilités flatteuses, conquises le plus tôt possible après la sortie de l’ENA) et, bien sûr, des personnalités qui briguent le suffrage universel. Dans leur plan de bataille, la législation devient un outil de communication médiatique, facteur d’une insécurité juridique mille fois dénoncée. En vain : la « Com’ » est reine, au grand bonheur d’une presse d’information privilégiant scoops, lieux communs et la ligne éditoriale des tabloïds (tout est « crise sociale », « état de grâce » ou « affaire d’État » ; une rumeur ou une confidence font office d’enquête objective).

Cette conception dogmatique ou partisane de la sécurité de l’emploi néglige les réformes audacieuses, en prise avec la réalité, pour ne privilégier que les retouches insignifiantes (cf. les ordonnances de « simplification du droit » dont le domaine est dérisoire) ou les recettes éculées. En témoigne les innombrables et immuables contrats aidés, rebaptisés par les gouvernements successifs et présentés à l’opinion publique comme les fers de lance d’une politique pour l’emploi qui ne dépasse pas le stade de la cosmétique. De façon très révélatrice, la loi qui enterra le CPE (L. n° 2006-457, 21 avr. 2006) s’est efforcée d’entretenir les apparences d’une politique volontariste : d’abord par un intitulé marqué au coin du marketing (loi « sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise »), ensuite par le comblement du vide créé (élargissement insignifiant de deux contrats aidés – le SEJE et le CIVIS - dont l’efficacité ne dépasse pas le court terme).

La constitutionnalité du contrat première embauche avait été reconnue en des termes qui ne doivent pas être oubliés : « par sa finalité, l'article 8 [L. n° 2006-396, 31 mars 2006] tend à mettre en œuvre, au bénéfice des intéressés, l'exigence résultant du cinquième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 », soit le « droit d’obtenir un emploi » ((Cons. constit., 30 mars 2006, décis. n° 2006-535 DC, consid. n° 20). À ce droit fondamental, enfin mis en exergue !, s’ajoutent d’ailleurs la liberté individuelle et son corollaire, la liberté contractuelle (Cons. constit., 10 juin 1998, décis. n° 98-401 DC), ainsi que la liberté d’entreprendre et son corollaire, la liberté de choisir ses collaborateurs (Cons. constit., 20 juill. 1988, décis. n° 88-244 DC) qui confèrent au CNE et au défunt CPE une solide assise constitutionnelle.

L’expérience de la fluidité. - L’Hexagone compte le troisième plus fort taux de chômage de l’Europe des (ex-)quinze et le sixième plus fort taux de travailleurs temporaires (12,6 %) : le « modèle social » français se singularise donc par un nombre de chômeurs et de salariés précaires très élevé.

Parallèlement, la France compte 2,4 millions de travailleurs indépendants et d’entrepreneurs mais un million seulement d'entre eux sont employeurs. Il y a là un gisement d’emplois. Or, la complexité et l’imprévisibilité du droit du travail ont fait le lit du travail temporaire et le succès du CDD. Les très petites entreprises (TPE) préfèrent supporter un surcoût de main-d’œuvre dont le montant est connu d’avance plutôt que de recourir à la formule du contrat de travail à durée indéterminée, bardée de plus de contraintes et d’aléas financiers.

Dans ce contexte, la seule logique commandait d’inciter les petites entreprises à substituer aux contrats de travail temporaire et à durée déterminée un contrat à durée indéterminée assoupli, rendu plus attractif. Le contrat « nouvelles embauches » prétend être ce nouvel instrument. Les premières études statistiques indiquent qu’il aurait abouti à majorer de 10 % le nombre d’embauches dans les petites et moyennes entreprises. Le résultat n’est peut-être pas à la hauteur des attentes de ses artisans. Mais le solde est d’ores et déjà positif alors que le CNE n’a pas fêter son premier anniversaire et a dû affronter un contexte juridique incroyablement hostile lors du procès en exorcisme fait à son cousin, le CPE. L’avenir peut confirmer l’essor du CNE et sa vertu créatrice d’emploi, dans un climat apaisé où les chefs d’entreprise ne seront plus menacés des pires maux juridiques s’ils y recourent (tel le spectre, malicieusement agité par certains auteurs militants, d’une condamnation pour abus de droit quasi-systématique).

D’aucuns ironisent sur le regard envieux jeté sur la Grande-Bretagne et les pays nordiques, dont le Danemark, royaume de la « flexicurity » (flexi-sécurité). Au-delà de cette ironie facile (la France ne serait pas le Danemark…), le droit comparé enseigne, y compris à ces adeptes de l’isolationnisme et de l’immobilisme juridiques, qu’une réduction drastique du chômage n’est réalisable que d’une seule façon : le rétablissement de la fluidité dans le marché du travail ; la rupture des contrats de travail peut être largement facilitée dès lors que cette souplesse amorce un cercle vertueux générateur d’un plus grand nombre de contrats conclus. Au Danemark, le taux de chômage des 18-25 ans est l’un des plus bas de l’Union européenne et, phénomène qui nous semble extraordinaire, il est inférieur au taux moyen dans la population. Comme en Grande-Bretagne, l’assouplissement des conditions de rupture du contrat de travail et l’obligation imposée aux chômeurs indemnisés d’effectuer une recherche extrêmement active d’un emploi ont brisé la courbe du chômage. Le CNE et le CPE réalisaient la première partie de ce programme. La France, en proie à une fantastique sclérose des idées réformatrices, est le seul pays à ne l’avoir pas complètement expérimenté. Sans doute par crainte que cela marche.

La bulle stérile universitaire. En contrebas de la montagne du chômage, 500 000 offres d’emploi ne sont pas pourvues. Nombre de secteurs d’activité (BTP, mécanique, hôtellerie, restauration, commerces d’alimentation…) souffrent d’une grave pénurie de main-d’œuvre ou de compétences, si bien que les entreprises (petites ou grandes) n’y sont pas confrontées au problème de la rupture mais à celui de la conclusion des contrats de travail.

C’est au nom d’une démocratie de façade et au son du chant des sirènes (libre accès aux études de son choix, gratuité de l’enseignement, égalité des chances…) que la France s’enorgueillit de ses innombrables filières universitaires, ouvertes à tous, qui n’offrent que fort peu de débouchés professionnels (histoire de l’art, sociologie, psychologie, linguistique, musicologie, cinéma, AES… !) et puisent leur justification première dans la nécessité de combler le vide parfois sidéral de l’emploi du temps des « enseignants-chercheurs » (dont la moitié n’a signé aucune publication depuis 30 ans). Comment ne pas se scandaliser du soutien apporté à une « grève » étudiante par tel enseignant d’une filière dépourvue de la moindre vertu professionnalisante ? Des titulaires d’emploi à vie dispensant un enseignement qui n’est qu’une antichambre stérile du chômage (soigneusement préservée de la contamination des milieux professionnels, en particulier des formations en alternance), repoussent avec dégoût les rares instruments contractuels (CNE et CPE) susceptibles d’inculquer aux jeunes des connaissances reconnues dans le monde du travail – le vrai, le poumon économique de la Nation qui respire en dehors de la bulle stérile.

La fronde anti-CPE a eu au moins cette vertu de favoriser une prise de conscience des vices de notre enseignement supérieur. Mais les remèdes proposés sont insignifiants. Ainsi, le gouvernement envisage de mieux informer les bacheliers sur les taux de réussite offerts dans ce qu’il qualifie encore (en adepte de la méthode Coué) de « pôles d’excellence ». L’initiative est pathétique et dangereuse : un taux de 90 % de réussite rend-il attractive une filière impasse ?

L’ambition suprême des jeunes dans ce pays d’utopies est désormais l’entrée dans la Fonction publique, eldorado où la pépite convoitée se nomme « garantie de l’emploi » : la « stabilité » d’un contrat de travail à durée indéterminée (comme le sont avant toute chose le CNE et le CPE) se voit elle-même taxée d’odieuse « précarité ».

Vœu. - Le CNE et le CPE amorçaient une révolution des mœurs et des idées. De l’inventivité en droit social, il est périlleux d’avoir creuser la tombe. Le CNE doit vivre en paix, à l’abri de nouvelles réformes. Le CPE, quant à lui, doit ressusciter.

A lire aussi :

- P. Morvan, Le contrat de travail « nouvelles embauches » : JCP Social 2005, Étude, 1117

- P. Morvan, Le contrat de travail première embauche : JCP Social 200­6, Étude, 1289

par Patrick Morvan publié dans : Articles à lire ici même
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Samedi 21 avril 2007

[1993-1999]


1) Lhypothèse des contrats perpétuels en droit commercial, Les Petites Affiches, n° 34 du 19 mars 1993, p. 12 s. et n° 35 du 22 mars 1993, p. 4 s.

 2) La responsabilité pénale du chef dentreprise pour manquement à son obligation de sécurité, in « Entreprise et responsabilité pénale », LGDJ, coll. Travaux et recherches Panthéon-Assas Paris II, 1994, p. 95 s.

3) Le contrôle judiciaire des licenciements pour motif économique prononcés au cours dune procédure collective (L. 25 janv. 1985) : Droit social 1998, p. 442.

4) Rubriques « Travailleur (Notion) » et « Travailleur (Régime), Répertoire de droit communautaire Dalloz, 1998 et 1999.

5) Transferts dentreprises, Juris-Classeur Travail Traité, fascicules 19-50 (Conditions) et 19-52 (Effets), 1999.

[2000]


6) Délit dentrave, Juris-Classeur Travail Traité, fascicule 15-92, 2000

 7) Le droit pénal des institutions représentatives du personnel : Dr. social 2000, p. 987.

 

[2001]

 

8) Responsabilité pénale et droit social, avant et après la loi du 10 juillet 2000 : Revue de Jurisprudence Sociale 4/01, p. 283

9) En droit, la jurisprudence est une source du droit : Revue de la Recherche Juridique 2001, p. 177

10) Le rôle des représentants du personnel dans les restructurations dentreprises de dimension communautaire, in « Le salarié, lentreprise, le juge et lemploi », Cahier Travail et Emploi, La documentation française/Ministère de lEmploi et de la Solidarité, 2001, p. 179

 

[2002]


11) Le droit pénal fiscal ou la rencontre du troisième type : Gazette du Palais 10-12 mars 2002, p. 26. 

12) Le « déflocage » de la faute inexcusable. L’obligation de sécurité dans le contrat de travail : Revue de Jurisprudence Sociale 6/02, p. 495

13) Notation des salariés : polémique autour du Ranking (TGI Grenoble, 23 mai 2002, Hewlett Packard) : JCP éd. Entreprise et Affaires 2002, I, 1042

14) Licenciement pour motif économique, Juris-Classeur Travail Traité, fascicules 31-1 (Motif économique 15 pages) et 31-2 (Procédure 26 pages), mai 2002 (2e éd., 2004)

15) La notion de motif économique, in « Le licenciement pour motif économique après la loi de modernisation sociale », Travail et Protection Sociale 2002, n° Hors-Série, juin 2002, p. 80 ; Litec, 2002, p. 163.

 

[2003]

16) Rubrique « Principes », Dictionnaire de la culture juridique, PUF, 2003.

17) Lordonnance justifiant la poursuite de linstruction de larticle 175-2 du code de procédure pénale : critique dun arrêt de règlement, Dalloz 2003 (n° 37), chron., p. 2511.

 18) Le comité dentreprise et ses doubles dans le droit des procédures collectives, JCP E 2003, I, 1625.

19) Le policier enquêteur : le nécessaire éclatement du droit positif : Revue pénitentiaire et de droit pénal 2003, n° 4, p. 619.


[2004]


20) Limmunité pénale dune personne poursuivie et nommée représentant permanent dun État membre à lUNESCO : Dalloz 2004 (n° 5), chron., p. 288 [à propos de laffaire Falcone].

21) « Partisane » mais paritaire donc impartiale : la juridiction prudhomale, JCP G 2004, Actualité, n° 7, p. 269.

22) Conventions et accords dérogatoires après la loi du 4 mai 2004 : de la « théorie des flaques deau », in « Le nouveau droit de la négociation collective (loi n° 2004-391 du 4 mai 2004) », éd. Panthéon-Assas, Colloques, 2004, p. 37.

23) Larticle L. 122-12 du Code du travail à linternational. Contrat de travail et transfert international dentreprise, Revue de Jurisprudence Sociale 8-9/04, p. 587.

24) Les clauses relatives aux contreparties financières de lactivité du salarié, in « La négociation du contrat de travail », éd. Dalloz, coll. Thèmes & commentaires, 2004, p. 45.

25) Cession dunité de production après liquidation judiciaire et transfert des contrats de travail : un revirement ou une réforme simpose : JCP E 2004, I, 1897.


[2005]


26) Libérer le départ volontaire pour motif économique : Droit social 2005, p. 59.

27) Transferts dentreprises, Juris-Classeur Travail Traité, fascicules 19-50 (Conditions), 19-52 (Effets Relations individuelles) et 19-54 (Effets Relations collectives), 2e édition, janvier 2005 (65 pages).

28) Le revirement pour lavenir : humble adresse aux magistrats ayant franchi le Rubicon : Dalloz 2005, Chronique, p. 247.

29) Le droit des licenciements pour motif économique après la loi de cohésion sociale (L. n° 2005-32 du 18 janv. 2005), Travail et protection sociale févr. 2005, Étude, n° 3, p. 8.

31) Entreprise en difficulté, Juris-Classeur Travail Traité, fascicule 31-9, mai 2005.

32) Les visas de principe dans la jurisprudence de la Cour de cassation inventaire dun droit « hors-la-loi » : Petites Affiches, 8 juin 2005, n° 113, p. 5.

33) Les transferts dentreprise et les régimes de protection sociale : Droit social 2005, p. 772.

34) Le contrat de travail « nouvelles embauches » : JCP Social 2005, Étude, 1117.

35) La notion de doctrine (à propos du livre de MM. Jestaz et Jamin) : Dalloz 2005 (n° 35), Chronique, p. 2421.

36) Le droit social dans la réforme du droit des entreprises en difficulté (L. n° 2005-845 du 26 juillet 2005) : JCP Entreprise 2005, n° 42, 1511.

37) Réflexions au bord des abysses sociaux : à propos de la négociation sur lassurance chômage : JCP Social 2005, Actualités, 255


[2006]


38) L’épargne retraite dans tous ses états : Droit social 2006, p. 179.

39) Protection sociale dentreprise : droits acquis ou éventuels dans la tourmente des restructurations : Droit social 2006, p. 279

40) Lavènement du RSI [régime social des indépendants] : JCP S 2006, Étude, 1152

41) Le contrat de travail première embauche : JCP Social 2006, Étude, 1289.

42) Quelle responsabilité pénale pour le comité dentreprise ? : Les Cahiers Lamy du CE, mai 2006, n° 49, p. 10.

43) Le principe de sécurité juridique : lantidote au poison de linsécurité juridique ? : Droit social 2006, p. 707.

44) Le détournement de lexpert légal du comité dentreprise dans les restructurations : Semaine sociale Lamy, 24 juill. 2006, n° 1271, p. 6

45) Les non-dits de larticle L. 122-12 : nullité et fraude : Revue de jurisprudence sociale 8-9/2006, p. 647.

46) Pour le CNE et le CPE, au nom de linventivité : Revue de droit du travail 2006, n° 3, p. 147.

47) Lirrésistible ascension de la faute caractérisée : lassaut avorté du législateur contre l’échelle de la culpabilité : Mélanges Jean Pradel, « Le droit pénal à laube du IIIe millénaire », éd. Cujas, 2006, p. 443.

48) Télé-réalité et contrat de travail : Semaine sociale Lamy, n° 1278, 16 oct. 2006, p. 5 (1re partie) et n° 1279, 23 oct. 2006, p. 6 (2e partie).

49) La chimère du contrat de travail unique, la fluidité et la créativité : Droit social 2006, p. 959.

50) Problèmes de sources dans un paradis social du droit maritime : Dalloz 2006, chron., p. 2813.

51) Application conventionnelle de larticle L. 122-12 et accord du salarié : plaidoyer pour un revirement : JCP S 2006, Étude, 1964.


[2007]


52) Le Fonds européen dajustement à la mondialisation : JCP S 2007, Aperçu, 36

53) Y a-t-il du droit français dans lavion (réflexions sur les salariés low cost, de Air Afrique à easyJet) : Droit social 2007, p. 191

54) Les « recalculés », personnages imaginaires dun fascinant feuilleton : JCP G 2007, Actualités, 86. V. aussi : Les recalculés n'existent pas : JCP E 2007, 1546.

55) Éloge juridique et épistémologique du portage salarial : Droit social 2007, p. 607

56) La clause d'indexation en droit du travail : JCP Entreprise 2007, 1621

57) Droit des restructurations et droit social : un mariage raté, in "Le Code de commerce. 1807-2007. Livre du bicentenaire" (Université Panthéon-Assas - Paris 2), Dalloz, 2007, p. 541

58) « Securitas omnia corrumpit » ou le principe selon lequel il incombe à lemployeur de protéger la sécurité et la santé des travailleurs : Dr. soc. 2007, p. 674

[2008]

59) La surpension des fonctionnaires retrait
és doutre-mer : une fraude sociale sous les cocotiers : Dalloz 2008, Point de vue, p. 230

60) La détermination de la rémunération variable : JCP S 2008, 1180

61) La révision de la rémunération variable : JCP S 2008, 1198

62) La production de principes par la chambre sociale de la Cour de cassation, in « Les principes en droit du travail », Dalloz, coll. Thèmes & commentaires, 2008.

63) La liberté dexpression des travailleurs en droits français et américain, in « La liberté dexpression en droit américain et en Europe », Dalloz, coll. Thèmes & commentaires, 2008.

64) Droit pénal de la sécurité sociale, Juris-Classeur Pénal Annexes, V° Sécurité sociale, 2008.

 


 


 

 

par Patrick Morvan publié dans : Liste des publications de P. Morvan
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Vendredi 20 avril 2007

Les articles ci-dessous sortent un peu de l'ordinaire. Ils sont en prise avec une actualité ou une affaire (liste complète dans ARTICLES de P. MORVAN)

 

 

Droit pénal international

   

 L’immunité pénale d’une personne poursuivie et nommée représentant permanent d’un État membre à l’UNESCO : Dalloz 2004 (n° 5), chron., p. 288 [à propos de l’affaire Falcone].

 

 

 

Droit du travail

  

 Le contrat de travail « nouvelles embauches » : JCP Social 2005, Étude, 1117. -

 Télé-réalité et contrat de travail : Semaine sociale Lamy, n° 1278, 16 oct. 2006, p. 5 (1re partie) et n° 1279, 23 oct. 2006, p. 6 (2e partie).

Y a-t-il du droit français dans l’avion (réflexions sur les salariés low cost, de Air Afrique à easyJet) : Droit social 2007, p. 191

La chimère du contrat de travail unique, la fluidité et la créativité : Droit social 2006, p. 959.

 Les « recalculés », personnages imaginaires d’un fascinant feuilleton : JCP G 2007, Actualités, 86 (après l’arrêt de la Cour de cassation du 30 janvier 2007 déboutant les « recalculés » de l'assurance chômage). V. aussi : Les recalculés n'existent pas : JCP E 2007, 1543.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Vendredi 20 avril 2007

(Master 1)

L'oral aura lieu le jeudi 7 juin 2007 à 9h et 11 h au centre Vaugirard (salle 30) [information désormais confirmée par l'administration]

  1. L’État de droit
  2. Effets pervers et prophylactique de la règle de droit
  3. Droit et temps
  4. Droit et histoire
  5. Droit et société, société et droit
  6. Définition du droit chez Aristote
  7. Source du droit chez Hobbes
  8. Droit et religion
  9. Le non-droit
  10. Droit, éthique et déontologie
  11. La distinction entre droit et morale
  12. Droit et morale chez Kant
  13. La loi dans la pensée chinoise traditionnelle
  14. La Justice d’Aristote
  15. L’utile dans le droit ; l’Analyse économique du droit
  16. Une science du droit ? Le cas de Gény.
  17. Définition du droit naturel
  18. Le droit naturel de Grotius
  19. Le droit naturel en droit positif
  20. Définition de l’équité
  21. Caractères de la règle de droit et « soft law »
  22. Définition du droit subjectif
  23. La critique scientifique
  24. Justice privée et droit de résistance
  25. Lenteur de la justice
  26. L’évolution de la preuve
  27. Preuve et vérité
par Patrick Morvan publié dans : À l'usage des étudiants
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Vendredi 20 avril 2007

PHILOSOPHIE DU DROIT

 PLAN DE COURS

 


 

 

  

TITRE 1 : ESSAI de définition du droit

 

Introduction : le droit au naturel

  

 

1. – Droit et civilisation

2. – La règle de droit

3. – L’État de droit

4. – L’excès de droit

5. – L’effet prophylactique de la règle

6. – L’effet pervers de la règle

7. – L’imposture du droit

8. – Les antagonismes du droit

9. – Droit et temps

10. – Droit et histoire

  • L’histoire écrit le droit
  • Quand le droit réécrit l’Histoire

11. – Droit et patrie

 

Section 1 : Le droit est un phénomène social

1. – Pas de droit sans société

2. – Pas de société sans droit

3. – L’intensité variable du droit en société

4. – Droit et religion

 

Section 2 : Le droit est un phénomène normatif

1. – Le droit « politique »

2. – Le « non-droit » : définition

3. – Règles de bienséance et d’honneur

4. – La morale

  • Distinction d’avec le droit
  • Influences réciproques
  • Crise de la distinction droit/morale : l’« éthique »

5. – La Justice (selon Aristote)

6. – L’utile et le droit (l’Analyse économique du droit)

 

TITRE 2 : Sources du droit

 

• Fait et droit : une « science » du droit ?

 

Section 1 : Sources idéales

A : Le droit naturel

  1. Définition
  2. Critiques
  3. Traductions en droit positif (le cas des droits de l’Homme)

B : L’équité

  1. Définitions
  2. Fonctions

 

Section 2 : Sources formelles

Section 3 : Les droits subjectifs (le tien et le mien)

 

  1. Droits et libertés
  2. Querelles du droit subjectif
  3. Théorie de l’abus des droits

   

TITRE 3 : Réalisation du droit

Section 1 : Justice privée et droit de résistance

 

 

Section 2 : Les maux de la Justice publique

1.      Lenteur et déni de justice

2.      Responsabilité des magistrats

 

Section 3 : La preuve (quelques vues)

1.      De Dieu à l’électronique

2.      Preuve et vérité

par Patrick Morvan publié dans : À l'usage des étudiants
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Vendredi 20 avril 2007

Université PanthÉon-Assas (Paris II)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Droit de la protection sociale

 

 

 

 

 

 

Cours de M. le professeur Patrick Morvan*

 

 

 

 

 

 

Plan de cours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

 

 

 

 

§ 1. — Définition

 

 

 

 

§ 2. — Notion de risque social

 

 

 

 

§ 3. — Modèles théoriques de protection sociale

 

 

 

 

§ 4. — Survol historique de la sécurité sociale

 

 

 

 

§ 5. — Dépenses sociales

 

 

 

 

§ 6. — Les institutions de la protection sociale

 

 

 

 

A. — Un empilement de couches

 

 

 

 

1° Un conglomérat de régimes légaux ou de base

 

 

 

 

a) Régime général

 

 

 

 

b) Régimes spéciaux

 

 

 

 

c) Régime agricole

 

 

 

 

d) Régime des “non-non”

 

 

 

 

2° Les régimes complémentaires

 

 

 

 

3° L’aide sociale

 

 

 

 

B. — Tendance à l’unité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE. — Les sources du droit de la protection sociale

 

 

 

 

 

 

Section 1. — Droit interne

 

 

 

 

§ 1. — Sources constitutionnelles

 

 

 

 

§ 2. — Lois de financement de la sécurité sociale

 

 

 

 

§ 3. — Lois ordinaires et règlements

 

 

 

 

§ 4. — Sources subalternes

 

 

 

 

Section 2. — Droit communautaire

 

 

 

 

Section 3. — Convention européenne des droits de l’homme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE. — LES REGIMES LEGAUX

 

 

 

 

 

 

TITRE 1. — LES PRESTATIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 1. — Les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT-MP)

 

Section 1. — Notion

 

 

 

 

§ 1. — Un accident et non une maladie

 

 

 

 

A. — Une action soudaine

 

 

 

 

B. — Une lésion corporelle

 

 

 

 

§ 2. — Un accident du travail

 

 

 

 

A. — Existence d’un lien d’autorité au moment de l’accident

 

 

 

 

B. — Survenance de l’accident au temps et au lieu de travail

 

 

 

 

1° Lieux de travail

 

 

 

 

2° Temps de travail

 

 

 

 

§ 3. — L’accident de trajet

 

 

 

 

A. — Points de départ ou d’arrivée

 

 

 

 

1° Première extrémité

 

 

 

 

2° Deuxième extrémité

 

 

 

 

B. — Parcours obligé

 

 

 

 

1° Un itinéraire normal dans un temps normal

 

 

 

 

2° Détour et interruption du trajet

 

 

 

 

Section 2. — Régime

 

 

 

 

§ 1. — Reconnaissance

 

 

 

 

A. — Accident du travail

 

 

 

 

B. — Maladie professionnelle

 

 

 

 

C. — Opposabilité des décisions de la caisse à l’employeur

 

 

 

 

§ 2. — Prestations et recours de l’organisme contre les tiers

 

 

 

 

§ 3. — Tarification

 

 

 

 

Section 3. — Le rôle perturbateur des fautes

 

 

 

 

§ 1. — Faute intentionnelle

 

 

 

 

A. — Du salarié

 

 

 

 

B. — De l’employeur ou d’un co-préposé

 

 

 

 

§ 2. — Faute inexcusable

 

 

 

 

A. — Du salarié

 

 

 

 

B. — De l’employeur

 

 

 

 

1° Conditions de la faute inexcusable

 

 

 

 

2° Causes d’exonération de responsabilité

 

 

 

 

3° Identification du responsable

 

 

 

 

4° Régime de la faute inexcusable