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Patrick MORVAN

Professeur Agrégé à l'Université Panthéon-Assas

(Droit social - Criminologie/droit pénal - Théorie générale du droit)

Vous trouverez :
- des articles à lire ici-même
- les listes de mes publications (ouvrages,  articles, notes)
- des documents pour étudiants en droit

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patrick.morvan(at)yahoo.fr

 

25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 23:45


OBTENIR UN PRIX DE THESE EN DROIT
et PUBLIER SA THESE

 

Les docteurs en droit soucieux d’obtenir la (re)connaissance de leurs travaux et, le cas échéant, un financement nécessaire à leur publication peuvent candidater en vue de l’attribution d'un assez grand nombre de prix de thèse. La liste qui suit est un essai d'inventaire. N'hésitez pas à me communiquer les informations complémentaires dont vous disposeriez.

 

Prix de thèse de droit :

- les prix généralistes : prix de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ; prix de la chambre des avoués près de la cour d’appel de Paris ; prix Alexandre Varenne ; prix du Cercle Montesquieu (droit des affaires au sens large) ; prix de thèse du Centre de Recherches et d’Etudes des Avocats du CNB...

- les prix de Chancellerie : ces prix sont proposés par le conseil scientifique de chaque université (essentiellement pour Paris le prix André Isoré, soit deux prix de 10.000 euros ; le prix Maurice Picard ; le prix Louis Forest)

- les prix provenant des dons et legs à l’ancienne Faculté de Droit et de Sciences économiques de Paris : ces prix sont également proposés par le conseil scientifique de chaque université  (en droit privé : prix Henri Capitant, prix Dupin Aîné, prix Georges Ripert, prix Dennery, d’un montant de 450 euros ; en droit public : prix Paul Deschanel ; en droit comparé : prix Lévy-Ullmann ; en droit international public : prix Georges Scelle).

- les prix d’université (plus honorifiques que lucratifs)

- les prix décernés sur des thèmes de recherche précis ou « fléchés », par
* une corporation (ex. : prix des chambres des notaires ; prix des chambres des huissiers de justice),
* une association professionnelle (ex. : prix de l'AEDBF-France, en droit bancaire et financier ; prix de l'Association française de droit administratif [1000 €]),

* une entreprise (le prix "Cyrille Bialkiewicz pour le droit des entreprises en difficulté" généreusement dotés par la banque Delubac : http://aduded.com)
* un cabinet d'avocats (ex. : prix Véron et associés, en droit des brevets ; prix du cabinet Voltaire, en droit social ; prix du cabinet Vogel en droit économique [www.prix-vogel.com] doté de 20.000 €),
* une société savante (ex. : prix Suzanne Bastid de la Société française pour le Droit International ; prix du Centre français de droit comparé ; prix Jacques Lassier de la LIDC ; prix Emile Garçon de l'Association française de droit pénal),
* un organisme ou une institution publics (ex. : prix du Sénat et de l'Assemblée nationale, en droit parlementaire ; prix Jean Carbonnier et prix Vendôme [droit pénal] de la Mission de recherche Droit et Justice ; prix de recherche de l'ENM ; prix de l'Observatoire des retraites ; prix de l'IRPI Henri-Desbois en propriété intellectuelle),
* une revue (ex. : prix Pierre Coppens de la Revue pratique des sociétés ; prix de la revue Concurrences ; prix de la Revue des contrats), un journal (ex. : prix Le Monde de la recherche universitaire),

* un éditeur (ex. : l'Oscar du droit des sociétés et de la bourse, doté de 15.000 €, créé par Me D. Schmidt et décerné tous les deux ans en association avec Dalloz),

*une ville ou une région

En droit social ou seulement droit du travail, il existe trois prix :

- le prix de l’UIMM (10.000 €)

- prix de l’Association française de droit du travail (AFDT) (5.000 €, remis uniquement sur présentation de la facture correspondant au coût de l'édition. http://afdt-asso.fr.)

- prix Voltaire du cabinet d’avocats Voltaire (5.000 €. E-mail : prixdethese@voltaire-legal.com). Membres du jury : Maître David Guillouet (Voltaire avocats), Guillaume Saincaize (Responsable des affaires juridiques et sociales de Eiffage Energie), Professeur Patrick Morvan


Editeurs de thèses de droit

Par ailleurs, les thèses sont accueillies dans plusieurs collections, moyennant finances (ex. : LGDJ) ou non. A tout le moins, vous pouvez la publier via l'Atelier national de reproduction des thèses (http://www.anrtheses.com.fr).

 

Pour les éditeurs privés, à but lucratif ou non, voyez : 

 

- LGDJ (collections Bibliothèque de droit privé, Bibliothèque de droit social, Bibliothèque de droit public, Bibliothèque constitutionnelle, etc., soit une quinzaine de collections plus ou moins actives)

- Presses Universitaires d’Aix-Marseille (PUAM, très actives, avec par exemple la collection du Centre de Droit Social. http://www.puam.univ-cezanne.fr)

- Bruylant (http://www.bruylant.be)

- Economica (collection Recherches Juridiques)


- Dalloz (collection Nouvelle bibliothèque de thèses)

- L'Harmattan (notamment la collection Presses Universitaires de Sceaux)…

 

- Les Presses Universitaires du Septentrion (http://www.septentrion.com, qui demandent une réécriture de la thèse pour la rendre plus accessible au grand public)

Certains éditeurs privilégient logiquement les doctorants d’une académie ou d’une université (Éditions Panthéon-Assas ; Université de Montpellier, collection Thèses ; Bibliothèque de l’Institut André Tunc – Université Paris I, diffusion LGDJ ; Presses Universitaires de Strasbourg ; Presses Universitaires de Rennes…) mais la ligne éditoriale peut s’élargir un jour avec le succès comme le montre l’exemple des PUAM.

Enfin, il existe des éditeurs très spécialisés qui ne manquent pas de publier les quelques thèses qui tombent dans leur champ éditorial (ex. : Les Etudes Hospitalières, collection thèses, en droit médical).

Patrick Morvan

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Published by Patrick Morvan - dans Articles à lire ici même
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commentaires

CENTRE JURIDIQUE FRANCO-ALLEMAND 06/05/2011 17:29


J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement officiel du « Prix de Thèse BIJUS ».

Ce prix est destiné à récompenser les thèses de droit, écrites en langue française, et portant en tout ou partie sur le droit allemand.

Le jury de ce prix est composé de 5 professeurs de droit de l’Université de la Sarre, dont les 2 directeurs du Centre juridique franco-allemand, et de 3 professeurs des Universités partenaires du
CJFA : Metz, Strasbourg et Paris II Panthéon-Assas.

Vous trouverez ci-joint les documents officiels, qui ont été mis en ligne sur le site du CJFA (www.cjfa.de) et de la Chaire de droit public français, en cours de refonte
(www.cossalter.net/LFOER/fr_accueil.html )



Philippe COSSALTER

Professeur agrégé de droit public
Chaire de droit public français
Co-directeur du Centre juridique franco-allemand

Universität des Saarlandes - Campus A5.4 - D-66123 Saarbrücken
Tel : + 49 (0) 68 13 02 – 2185 / Fax: +49 (0) 68 13 02 – 4668
philippe@cossalter.net / www.cossalter.net


Patrick Morvan 08/05/2011 16:48



Nouveau prix de thèse franco-allemand Bijus


Merci pour cette annonce qui incitera les étudiants en droit à orienter leurs thèses vers le droit allemand.



Julien 16/06/2010 18:05


On nous encourage de plus en plus à essayer de publier notre thèse, mais je constate que comme pour beaucoup de choses à l'université, il faut faire partie de certaines fac pour avoir des chances
d'obtenir un prix destiné à l'aide à la publication. Par exemple, j'ai concouru pour le prix Varenne, et les résultats viennent de tomber. La plupart des candidats pré retenus font partie des
université de Paris, d'Auvergne et de Bordeaux, chose pas si surprenante au regard des facs dont sont originaires les membres du jury qui désignent les lauréats... Encore une grande déception, je
ne dis pas que je devais avoir ce prix, mais j'ésperais avoir une chance identique à celle des autres, et là il est flagrant que non...


Patrick Morvan 16/06/2010 19:26



Des injustices dans l'attribution des prix de thèse ? Quelques vérités sur les Facultés de droit où l'on soutient réellement des thèses...


J'ai eu parfois aussi ce sentiment qu'un jury de thèse récompensait une thèse pour des raisons peu objectives (le fait qu'un des membres soit proche voire le directeur de thèse d'un candidat,
notamment, a pu jouer). Mais l'inverse est vrai : un candidat est débouté car l'un des membres du jury veut régler son compte à une université ou au collègue qui a dirigé la thèse...


Ceci dit, ne ruminez pas ce genre de sentiment. Ces injustices ne doivent pas dissimuler une vérité majeure : il n'y a qu'une poignée de facultés de droit en France où sont soutenues des thèses
(et celle d'Auvergne que vous citez entre Paris et Bordeaux n'en fait pas partie !).


Ces facultés sont : Paris 1, 2, 10 ; et les grandes facultés régionales, presque toutes au sud (Bordeaux,  Toulouse, Aix-Marseille, Montpellier). Ajoutons : Lyon, Lille. Et c'est tout. Les
autres facultés sont des déserts doctoraux.


Comment peut-on l'affirmer ? Au CNU, toutes les thèses soutenues de qualité convenable et au-dessus, sont soumises à évaluation. C'est là qu'on s'aperçoit que des facultés ne fournissent plus
aucun docteur (le départ d'un grand professeur peut être fatal, d'aillleurs, lorsqu'il fournissait à lui seul la majorité des thèses).


Futurs et actuels docteurs, ne vous bercez pas d'illusions : si, dans une de ces facultés où on soutient 3 ou 5 thèses de droit par an au maximum (souvent moins), le jury vous dit que vous avez
accompli un travail remarquable et que l'avenir vous appartient, ce ne sont que des flatteries. Ne pensez pas ensuite que le CNU est partial et que vous êtes victime d'un règlement de comptes.
Votre thèse est simplement modeste, au regard de celles qui sont soutenues par dizaines ailleurs.